Dimanche 27 novembre 2005
" Si le désir est le sel de la vie, se lamentaient sur terre les malheureux philosophes, il est aussi la cause de tous nos tourments. Nous autres, mortels, ne désirons que ce qui nous manque, or il nous manquera toujours quelque chose. Nous qui désirons sans fin, nous ne connaîtrons donc jamais le bonheur puisque le bonheur n'advient qu'avec l'équilibre et la stabilité. Ah ! Éros, pourquoi tes flèches apportent-elles toujours avec elles le malheur ? Sais-tu ce que c'est qu'aimer et n'être point payé en retour ? Sais-tu ce que c'est qu'aimer et perdre l'être aimé ?"

"Mythologie grecque - Contes et récits" par François Busnel chez Seuil

Et putain ! Éros, sais tu ce que c'est que d'avoir des enfants ?
Il y a des jours où j'aurais envie d'envoyer en enfer cette Machine à broyer, je ne peux pas : elle y emporterai avec elle mes trois enfants. :'-)
Putain Eros ! Sais-tu ce que c'est que d'avoir des enfants dont la vie est régie par un jugement que madame conasse veut faire appliquer à la lettre ? :"-)
Par Mich'L - Publié dans : Copier-coller
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Commentaires

Mimich’,

Ta note m’interpelle, ces réflexions m’apparaissent très intéressantes … ce qui me fait réagir c qu’a mon sens, nous ne désirons pas que ce qui nous manque : le désirable peut être la nature même du désire, le désirable se suffit à lui même, et ce sentiment m’apparaît bien plus enviable que le manque qui provoque un désir juste de posséder bien désagréable.
On ne désire pas toujours parce qu’on a pas, on désire aussi le désirable en tant que tel et le désirable reste toujours autant désiré qu’on le possède ou pas, parce qu’il nous plait parce qu’il est. Si on partage ce que nous voulons avec le désirable, le désir en devient plus intense et le désirable encore plus désiré. En amour tout ne s’acquière pas comme des choses et des biens. Le désir se nourrit mais pas seulement du manque. Si on rajoute à cela la confiance si le désirable vient à manquer, le manque devient agréable à l’idée de se retrouver : on ne fait que penser à l’autre : c la passion dont sont victimes les amoureux.

Le problème que tu soulèves surtout ce n’est pas tant le manque, c l’avidité qui fait le mal être parce que l’avidité fait que l’on veut toujours plus ou autre chose et quand des choix s’offrent à nous, on veut tout et on finit par passé à coté de son propre bonheur, de ce qu’on aime…

Le bonheur est un équilibre …dynamique … « L’erreur est de croire que le bonheur est le but » alors que c la succession des petits bonheurs partagés qui fait le bonheur … c pas l’avide possession du bonheur qui rend heureux mais la jouissance de tous ces petits bonheurs à vivre ensemble … qui fait le bonheur et lui donne sa pérennité …

Si deux êtres s’aiment et se désirent, l’équilibre dynamique atteint un bonheur intense et avec la confiance il n’y a aucune raison de perdre l’être aimé… aucune raison de souffrir … sinon de mourir chaque jour un peu plus des plaisirs partagés … à vivre et construire…

Eros broye ta machine … et fait des enfants heureux avec les êtres s’aimant …

Madame n’est pas tant conasse, elle est très respectable, le cœur a ses petites faiblesses que l’on défend en l’assiégeant d’un tribunal de grandes instances… mais légitimement quels sont les droits et les devoirs du cœur ? … sinon celui d’aimer et d’être aimée ? …

Putain Eros crois en l’amour aussi … t’existes pour ça … et moi aussi …
Commentaire n°1 posté par etjedisM le 28/11/2005 à 23h35
Si j'arrive à dormir suffisamment un jour, je relirai encore le début de ce que tu écris, je ne saisi hélas pas tout... J'aime beaucoup la suite (les petits bonheur en particulier)

Je présente mes excuses pour le madame conasse. C'est la première fois que je m'autorise à parler d'elle en ces termes. Sa colère envers moi est compréhensible (même si je ne suis pas d'accord) mais dimanche cette colère a manqué sa cible : c'est moi qu'elle (la colère) veut toucher mais ce sont mes enfants qui en sont les victimes. Nous avions mis quelques temps à la rentrée pour assouplir les échanges pour le bien-être de tous (principalement des enfants) en fonction des emplois du temps de chacun. Par une décision unilatérale, elle remet encore tout en cause. Elle est aussi rigide qu'un jugement (j'ai écrit Poser ses valises aussi sur elle.)

Mes enfants grandissent aimés. Par deux parents. Deux parents qui ne s'aimeront plus.

Pendant ce temps, je souris à la vie. Elle est belle, mérite d'être aimer. Je souris aux rencontres, à l'amour, à toutes ces choses qui s'offrent à nous quand on prend le temps de les recevoir.

Je te remercie pour ton passage ici, j'espère te revoir bientôt.
Réponse de Mich'L le 29/11/2005 à 23h21
le bonheur est une quete eternelle mais y avons nous droit, je ne le sais, nous pouvons le toucher du bout des doigts mais souvent il nous echappe...on nous octroye des parcelles de bonheur mais le veritable alors je le cherche encore...j'espere que ton coeur est plus leger...je reste pres de toi et t'embrasse doucement mon ange'L....
Commentaire n°2 posté par almerys le 29/11/2005 à 00h39
Merci de ta présence. Tu m'as manqué. Je vais mieux, bien mieux, je recommence à sourire.
Je ne pense pas que tu attendes de réponse au sujet du bonheur, des bonheurs... c'est tant mieux car je n'en ai pas... Ils font partie de ces choses insaisissables que l'on trouve quand on ne les cherchent pas et qui s'évaporent en même temps que les gouttes de rosée.
Baiser tendre.
Réponse de Mich'L le 29/11/2005 à 23h34
je peux ressentir a quel point tu aimes tes enfants...alors courage mon ange'L....j'espere que tout va s'arranger pour toi...mille baisers
Commentaire n°3 posté par almerys le 29/11/2005 à 23h31
Je crois, parce que je le veux, que les choses vont s'arranger. J'avais perdu l'habitude de ce genre de frictions. En général, L se dégonfle comme un ballon de baudruche quand j'ai le temps, la patience et la force d'attendre... mes enfants par leur regard et leur amour m'aident dans ce sens.
Merci d'être là. Je t'embrasse au creux de l'oreille Être-Ange
Réponse de Mich'L le 29/11/2005 à 23h42
Lorsque l'on parcourt ton blog, on sent à quel point tu tiens à tes enfants. Je ne connais pas le fin mot de l'histoire mais je suis sure d'une chose.

Tu les aimes tellement que ni un tribunal, ni une décision de justice aveugle et injuste ne leur fera oublier qu'il y a un super papa qui les attend et qui fera n'importe quoi pour leur bonheur.

Et même si tu ne les vois pas aussi souvent que tu le voudrais, ils ne l'oublieront jamais.

Je te fais de gros bisous et te dis bon courage. Ca va surement s'arranger.
Commentaire n°4 posté par titeknacky le 30/11/2005 à 12h32
Ce que j'ai envie de te répondre ne s'écrit pas, c'est simplement un grand sourire. Merci du fond du coeur.
Mich'L
Réponse de Mich'L le 01/12/2005 à 00h11
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