Dimanche 9 octobre 2005
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Je suis retourné dans mon ancienne maison pour finir de la vider de ces livres que je ne lirai jamais, de ces attrape-poussières, de ces boîtes en cartons marquées "factures", "fiches de paies",...
Je suis dans le jardin. Il fait beau. Tout est calme, J'ai les boules...
Mes cicatrices chroniques
Reviennent à l'assaut,
En ce ce lieu symbolique,
Serrent mon coeur au lasso.
Le temps suit son cours,
Flux et reflux des marées.
Capitaine au long cours
N'a pas fini de s'échouer.
Et vogue le navire,
Dix vagues peuvent frapper,
Faire chavirer mes souvenirs,
Ne m'empècheront pas d'aimer.
Par Mich'L
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Mercredi 5 octobre 2005
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"Aimer c'est regarder ensemble dans la même direction."
Si on ignore le sens du mot "Aimer", ce n'est pas grave ; cette phrase est là pour nous l'expliquer.
Tous les autres mots ont un sens sur lequel tout le monde est d'accord.
Cependant, c'est sans compter sur l'interprétation.
L'interprétaion c'est l'angle de vue. C'est l'écho. C'est le ressenti.
Alors, même si on peut tomber d'accord sur le sens de chaque mot, la phrase s'adapte à chacun. L'écho que j'en ai est :
Sinon ta phrase est très belle ma chair saucisse. Mais je continue à penser que s'aimer, c'est partager égoïstement un plaisir commun
Un autre exemple (artistique) de l'importance du point de vue chez Sabine
Par Mich'L
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Dimanche 2 octobre 2005
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Je voudrais que tout s'arrête
Je voudrais dormir pendant trois jours
Que mes rêves soient d'ailleurs
Que mes pensées divaguent
Je voudrais que tout s'arrête
Je voudrais dormir pendant trois nuits
Que mes rêves soient colorés
Que mes pensées résonnent
Je voudrais que tout s'arrête
Je voudrais dormir pendant trois vies
Que je reste avec mes rêves
Qu'un train emporte mes pensées
Je voudrais que tout s'arrête
Je voudrais dormir pendant trois amours
Que le vent caresse mes rêves
Qu'il balaie mes pensée
Je voudrais que tout s'arrête
Le temps d'un sourire
Le temps d'un rêve
Le temps d'une pensée.
Par Mich'L
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Jeudi 29 septembre 2005
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Je suis toujours allé à l'école. Il y a bientôt dix ans, j'ai simplement changé mon angle de vision d'une salle de cours : j'ai fait le tour du bureau. Je n'est pas toujours été un élève sérieux et je m'en souviens un peu quand on me rend des devoirs à la maison en retard... Mais si un jour, j'ai un élève qui fait le quart de la moitié du huitième de ce que je raconte là, alors il passera un mauvais quart d'heure...
À l'époque bénite où j'étais jeune et con, il existait déjà des feutres à CD, des feutres, fins, indélébiles mais le CD à graver n'avait pas encore été inventé... Alors que faire de ces beaux feutres, fins, indélébiles ? Ecrire !
À l'époque bénite où j'étais jeune et con, il existait déjà des cours pénibles et peu intéressants... En tout cas, c'était le point de vue d'un jeune. Mais que faire pour tuer le temps quand on a pas particulièrement envie de sombrer dans l'ennui ? Ecrire !
On a beau être jeune et con, on n'en a pas moins de la suite dans les idées... Et j'ai commencé à écrire sur ma table en signant d'un dessin bizarre qui voulait dire MB, mes initiales, mais aussi Moi the Best (oui, jeune et con, je le rappelle !). En rouge, en noir, avec des feutres fins, indélébiles.
Et puis un jour, Myriam m'a répondu, elle aimait les motos, elle écrivait avec ses feutres, fins, indélébiles.
La table se remplissait vite, alors parfois après des vacances, nous la retrouvions toute propre... Nous reprenions, tu aimes quoi comme musique ? Yes, Genesis, Jethro Tull... Un petit dessin d'une île déserte.
Et puis un jour, Myriam m'a proposé de nous rencontrer. Je me suis défilé d'un pas feutré. Pas très fin, un peu débile. Jeune et con.
Myriam, je regrette. Où es-tu ?
Histoire sans fin.
Souvenir indélébile.
Par Mich'L
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Mercredi 28 septembre 2005
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Pas pu m'empêcher ... de faire du copier-coller
(ça vient de là)
la musique...je pourrais la hair tant elle m'a fait souffrir et pourtant elle m'est vitale...j'ai cesser le piano mais cela me manque horriblement je compte m'y remettre tres vite...jouer d'un instrument n'a rien de comparable, on se fond avec lui, nous ne faisons qu'un, l'un restant a l'ecoute de l'autre...il faut savoir faire l'amour avec l'instrument, c'est l'image que j'aime donner...
et ecouter de la musique, a chaque emotions un style different, et l'on finit toujours pas se retrouver dans une chanson...la musique fait vibrer les cordes invisibles du coeur...
je hais la musique tellement je l'aime...
tendrement
[Cela fait dix ans que l'on m'a dit : "Jouer, c'est comme faire l'amour". J'ai plutôt joué en groupe, du jazz (au sens large... de la musique improvisée) où celui qui improvise est celui qui mène le jeu... entre caresses et violence ... sachant surprendre et étonner ... mais il reste à l'écoute des autres, de l'autre ... chacun y trouve un plaisir différent, le(s) soliste(s), le(s) accompagnant(s), l(es)'auditeur(s), mais un plaisir partagé]
Par Mich'L
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Comment ? Taire ?